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A travers ce blog, je compte faire partager l'avancer de mon aventure en Amérique du sud, en illustrant de quelques photos.

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      Deplacement plus difficile que prevu...

      Jeudi 19 Juin, nous sommes enfin arrives hier soir a Potosi apres 2 jours ½ d’attente a Uyuni. Je dis “nous” parce que je voyage toujours avec  Jane et Samuel  rencontres pendant le circuit en  4x4 pour rejoindre Uyuni . J’avoue que je suis contente de ne pas etre seule pour ce debut de voyage en Bolivie qui n’est pas des plus simple.

      Pour expliquer un peu le contexte, d’Uyuni nous voulions absolument aller a Potosi pour visiter les fameuses mines, mais depuis plus d’une semaine les mineurs (ou plutot ceux qui s’occupent de vendre les minerais apres extraction) sont en greve et bloquent toutes les routes pour aller a Potosi et l’interieur de la ville aussi. Aucun vehicule ne peu passer.

      Dimanche apres midi en arrivant a Uyuni, nous allons a la “gare” (en fait il n'y a pas de gare, c'est juste une rue avec toutes les compagnies de bus) pour acheter nos billets et c’est la qu’on nous met au courant de la situation. Personne ne veux nous vendre de billet pour partir lundi matin a Potosi car ils ne savent pas si les routes seront ouvertes. Il y a uniquement 2 departs par jour, un a 10h et un a 19h.

      Lundi matin nous arrivons de bonne heure  a la gare, mais c’est le meme refrain, tout est bloque, pas de bus pour Potosi, toutes les compagnies de bus (environ 5-6) disent la meme chose, le couple de new-yorkais qui voyagait avec nous achetera les 2 derniers billets de la seule compagnie qui affrete un bus jusque Potosi malheureusement pour eux ils ne passeront pas non plus !!!.  Lundi matin avec Jane on est un peu en colere car on arrive pas a comprendre pourquoi  une seule compagnie vend des billets. Ce qui est enervant en Bolivie c’est qu’il est imposible d’avoir une information correcte, d’abord leur langue maternel n’est pas le castillan mais le Quechua ou Aymara donc parfois ils ne comprennent pas bien les questions, et il n’y a pas un Bolivien qui nous raconte la meme chose. On a donc passe notre matine a faire le tour des gens, chauffeurs de taxis, information touristiques pour essayer de comprendre un peu mieux la situation (au moins ca occupe car il n’y a rien a faire a Uyuni). Finalement nous irons achete nos billets pour un depart mardi matin a la seule compagnie qui veut nous en vendre.

      Mardi matin, nous voici tous les 3 a la gare a attendre le bus, au bout d’un moment commencant a voir les gens se disperser, je vais me renseigner aupres de la dame nous ayant vendu les billets, et elle m’annonce qu’il n’y a pas de depart de bus, car il y a 3 blocages sur la route. ZENNNNNNN, va-t-on sortir un jour de cette ville???, c’est tres frustant de se sentir bloquer, qu’il n’y ai aucune autre alternative. Une bolivienne d’une agence privee nous propose d’aller a Potosi en 4x4, soit disant ils connaissent une autre route plus longue qui n’est pas bloque, les conditions sont de trouver 7 personnes pour remplir le 4x4 et le prix est de 250 bolivianos par personne (au lieu de 30 bolivianos en bus), on trouve le prix tres tres cher, mais on y reflechi en rencontrant 2 italiens bloques depuis 3 jours qui seraient pret a opter pour la solution 4x4. Impossible de savoir encore combien de temps vont durer les blocages mais d’apres moi ce n’est pas pret  de se resoudre, et j’ai vraiment envie de continuer le voyage, apres un bon moment de reflexion et les dires de certains boliviens comme quoi la route serait dangereuse, on refuse la proposition . La seule autre alternative est de faire un immense detour et prendre un bus pour Oruro, soit pour continuer le voyage plus vers le nord du pays et ne pas aller a Potosi, soit pour prendre un bus d’Oruro pour Potosi.

       Mardi soir nous prenons donc le bus a 19h30 pour Oruro (environ 7 heures de bus ce qui fait arriver a Oruro a 3h du mat mais on n’a pas le choix et puis on est 3 et on a reserve un hotel juste en face du terminal de bus). Ce sera le pire voyage que j’ai fait jusqu’a present, 7h de chemin de terre et cailloux, infernal, impossible de dormir bien sur, mais je ne me plains pas car il y a des boliviennes qui font le voyage debout dans l’allee du milieu, il faut voir l’ambiance dans le bus c’est tres local, nous sommes les seuls “gringos”. J’apprend tres vite qu’en bolivie il ne faut pas s’assoir du cote couloir si on ne veut pas passer le voyage la tete dans les fesses d’une boliviennes bien en chaire  ¡!! Au cour du voyage le bus s’arretera plusieurs fois en plein milieu de nul part, coupant le moteur, on entend des bruits de cle taper sur je ne sais pas trop quoi, c’est un peu fou comme voyage mais vers 3h30 nous arrivons enfin a Oruro et allons directement a l’hotel.

      Mercredi matin, on se renseigne a la gare d’Oruro s’il y a des bus pour aller a Potosi mais toujours la meme reponse, toutes les routes sont bloquees. On laisse donc tomber et decidons d’aller a Cochabamba plus au nord ou il n’y a pas de probleme. En se renseignant sur les tarifs, Jane trouvera 2 compagnies qui ont des bus qui partent pour Potosi a 13h30 et nous depose au blocage. D’apres ce qu’on nous dit il faut passer le blocage a pied (entre 15 et 30min de marche) puis il y a des taxis qui nous amenent a Potosi. On opte donc pour cette solution, je ne l’aurais pas fait toute seule, mais a 3 c’est plus sur et puis on a vraiment envie d'aller a Potosi.

      Mercredi 14h enfin dans le bus direction Potosi. (Pour que vous ayez une idee, le trajet equivaut a etre a Calais (Uyuni) et passer par Paris (oruro) pour aller a Lille(Potosi), completement illogique mais pas d’autre solution).  Apres un peu plus de 5h de trajet, a  19h il fait noir, on est a presque 4000m (Potosi est la ville la plus haute du monde (4070M)), dehors je vois des plaques d’eau gelees et avec Jane on prie pour que les barrages soient leves. Malheureusement, le bus fini par s’arreter au milieu de la route montagneuse et c’est le terminus. Bon ben on recupere nos bagages (sac a dos et valise) et c’est parti pour marcher, finalement il ne fait pas si froid que ca et c’est la pleine lune notre seule source de lumiere. La route est effectivement completement bloquee, par des monts de terres, des camions,… histoire de facilite la marche il y a du grillage invisible par terre, et la route grimpe. Honnetement je ne faisait pas la fiere hier soir, sur les 1ere photos je rigole, un peu plus tard apres avoir marcher une bonne heure en montee avec tous les bagages a bientot 4000m et ne voyant toujours pas de taxi, j’avoue avoir peter un cable, j’ai cru que j’aller envoyer valser ma valise, heureusement que Jane et Samuel etait plus zen que moi. Mais je ne regrette pas du tout de l’avoir fait, c’est une tres bonne experience, on a apprend a se connaitre, a voir comment on reagit dans des conditions un peu difficile et puis on apprend a prendre sur soi car de toute facon on avait aucune autre solution que de continuer a marcher. Apres 1h30 de marche enfin des dizaines de taxis attendant derriere les barrages. OUF. Direction hotel, on mange et dodo.

      Jeudi matin, a 8h direction une agence pour aller visiter c fameuses mines. C’est un ancien mineur qui nous fera la visite et c’est certainement une des experiences les plus fortes de mon voyage. On nous fournit l’equipement botte, casque…, ensuite on passe par le marche des mineurs ou on nous fait un cours rapide de terrorisme ¡ on nous explique comment fonctionne les explosifs utilise dans la mine, on en achete pour les mineurs, on goutte aussi a leur alcool potable a 96 degre, le rituel est d'en repend un peu a terre pour la Pachamama (croyance des boliviens, elle est cense les protegers) et boit le reste autant dire que ca decape a l’interieur. Ensuite on achete des feuilles de coca pour les mineurs et direction la mine. Autant dire qu’il ne faut pas etre clostrophobe, je ne sais pas du tout a quoi m’attendre, mais la visite n’a rien de touristique, nous empruntons le meme chemin que les mineurs, on rampe dans les galeries, dessend au 2eme niveau, il y a enormement de poussiere, il est tres difficile de respirer, il fait chaud et les passages sont vraiment difficiles d’acces, il ne faut vraiment pas etre gros, mais on voit les conditions tres difficiles de travail des mineurs. Ils travaillent environ 8h par jour dans la mine parfois 7 jour sur 7 sans manger, sans pouvoir aller au toilettes, n'ont presque rien a boire, c'est pourquoi on leur achete aussi des bouteilles de soda pour les aider un peu,  ils machent constamment des feuilles de coca pour les aider a tenir, a voir de l'energie. L’esperence de vie des mineurs est de 48 – 50ans, on en a rencontre un qui avait 38 ans et cela faisait 22 ans qu’il travaillait dans la mine. Ils extraient du zinc, de l’argent, plomb… Une partie s’occupe d’extraire le minerais de la mine, une autre de faire transiter a la force des bras des wagons pleins de minerais et une autre a remplir des grand “sceaux” de ces minerais pour les faire remonter a la surface. Nous irons aussi voir le fameux “Tio” tous les vendredi les mineurs viennent lui faire des offrandes (cigarillos, feuilles de coca, alcool 96C,… pour qu’ils les protegent). Enfin apres 2 bonnes heures dans la mines, nous assistons a une explosion de dynamite dehors. Experience tres forte, je crois que la prochaine fois que j’acheterais un bijou en argent je penserais a ces hommes qui travaillent dans des conditions inhumaines pour en extraire la matiere premiere.

      A present je suis toujours a Potosi, nous ne savons pas vraiment comment nous allons sortir de la ville car demain c’est toujours bloque.


      Publié à 04:30, le 21/06/2008, Potosi
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